Brest : impôts locaux en hausse de 4,2%
Les élus de Brest vont voter le budget principal pour l’année en cours. Dans un contexte budgétaire difficile, les impôts locaux vont grimper.
Impôts locaux : + 4,2 %
Moins de recettes, plus de dépenses : on va en retrouver la traduction sur la feuille d’impôts. La Ville va augmenter ses taux de 3 % pour la taxe d’habitation, la taxe foncière et le foncier non-bâti. Mais l’État, de son côté, augmente de 1,2 % les bases d’imposition (la valeur locative, entre autres). Les contribuables brestois, à situation égale, devraient donc acquitter 4,2 % d’impôts locaux en plus.
Les difficultés financières de la Ville sont dues à la conjonction de deux phénomènes. D’un côté, l’impact de la crise a diminué les recettes et, de l’autre, a augmenté les dépenses. Les recettes proviennent en grande partie des droits de mutation sur les ventes immobilières : 4,9 millions d’euros en 2007 contre 3 millions l’an dernier. Les dépenses de la caisse des écoles sont en très nette hausse, + 17 % ; celles du centre communal d’action sociale, + 11 %.
Moins d’habitants
La baisse du nombre d’habitants à Brest a une conséquence sur l’argent que verse l’État (la dotation globale de fonctionnement) : la ville a perçu 1,5 million entre 2008 et 2009. Et pour 2010, l’État serre encore plus les cordons de la bourse. La dotation, à 37 millions, est en recul de 600 000 €.
Fonctionnement : +2 %
Pour faire tourner la boutique, la Ville de Brest disposera d’un budget de fonctionnement de 119 millions. Il est en hausse de 2 %. Une grande partie, 44,6 millions, sert à la rémunération du personnel communal. La masse salariale est en hausse de 3,2 %, bien qu’il n’y ait pas eu de créations nettes d’emplois, hormis 15 postes d’assistantes maternelles.
21,5 millions d’investissement
L’investissement, hors dette, croît de 15 %. Une augmentation importante qui va servir à financer sept grands chantiers : la rénovation du stade Francis-Le Blé (3,7 millions), la construction du groupe scolaire du Pilier-Rouge (3,7), la Maison du théâtre Le Stella (2,35), la salle du Mac Orlan (1 million), le centre omnisports Foch (1 million), l’accessibilité des bâtiments municipaux (500 000), le gymnase scolaire de Penn-ar-Streat (500 000). Pour financer ces programmes, la ville va emprunter 15 millions d’euros.
La Ville de Brest estime qu’elle participe ainsi, localement, au plan de relance de l’économie.
source: Ouest-France
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