"chirac"
Conséquences de la suppression de la taxe professionnelle
La suppression de la taxe professionnelle a été adoptée, le 18 décembre. Cette réforme restera comme l’un des deux grands chantiers fiscaux de l’année, avec l’instauration de la taxe carbone. Elle concerne les entreprises, qui seront redevables à partir de 2010 d’une contribution économique territoriale (CET) assise sur le foncier et la valeur ajoutée.
L’autre volet, applicable en 2011, touche les collectivités territoriales. La TP représentait entre un quart et un tiers de leurs ressources fiscales.
C’est le 5 février, au creux de la récession, et quelques jours après une manifestation très suivie pour l’emploi et le pouvoir d’achat que Nicolas Sarkozy annonce, dans une allocution télévisée, son intention de poursuivre les réformes. A cette occasion, il se dit résolu à tenir la promesse faite en 2004 par son prédécesseur à l’Elysée : supprimer la TP, un impôt créé en 1975 par un certain Jacques Chirac…
En prenant cet engagement, qui vise la taxation des équipements et biens mobiliers (EBM) très pénalisante pour une industrie ouverte sur le monde, Nicolas Sarkozy crée la surprise – ce n’était pas dans son programme électoral – reprend l’initiative et trouve là l’occasion de continuer à soutenir les entreprises et l’emploi en prolongeant, de facto,
Lacanau – Augmentation des impôts locaux
A l’image de l’ensemble des collectivités territoriales du Sud-Ouest, les impôts locaux vont augmenter cette année à Lacanau à hauteur de 5 %, ce qui va raporter un peu plus de 191 000 euros à la commune.
C’est la décision arrêtée par le Conseil municipal de jeudi soir. Et d’ailleurs, alors que l’opposant Laurent Peyrondet trouve « déplorable qu’on augmente systématiquement les impôts en début de mandat, pour les stabiliser ensuite à l’approche des élections », comme ça avait été le cas lors de la dernière mandature, le maire ne compte pas cette fois s’arrêter là. Il affirme en effet que « la stabilité des cinq dernières années a occasionné des difficultés, donc il y aura sur ce mandat une augmentation modérée, justifiée mais continue. » Les contribuables canaulais sont prévenus.
Explosion des impôts locaux à Paris depuis Delanoë
Furieux de ce que « Les Echos » et « Le Canard » osent souligner l’explosion des impôts locaux directs à Paris (9% d’augmentation pour la taxe d’habitation en 2009 et même 51,2% pour la seule taxe foncière), Delanoë a fait répondre par son adjoint aux finances, Bernard Gaudillère.
Ce dernier explique que le maire décide d’augmenter les taxes aujourd’hui de manière « modérée », parce qu’il a « scrupuleusement respecté son engagement » de ne pas les augmenter du tout pendant son premier mandat.
En fait, la Mairie joue sur les mots. Entre 2001 et 2008, comme le souligne le cercle de réflexion « Tous en Seine », constitué d’énarques chiraquiens et fillonistes, Delanoë a augmenté toute une série de taxes: 8,1% pour la taxe balayage, 18% pour les ordures ménagères et 42,6% pour la taxe de séjour appliquées aux nuitées d’hôtel.
Au total, les impôts encaissés par la ville ont augmenté de 40%¨sur la période, en raison surtout de l’escalade des prix de l’immobilier, qui a dopé les droits de mutation. Du coup, la Ville, devenue « accro » à cette manne fiscale venue de l’immobilier, a augmenté son train de vie: +39% pour son budget général, dont +33% de dépenses salariales. Voilà comment la cigale parisienne, dépourvue de grain immobilier, se retrouve contrainte d’augmenter massivement les impôts pour financer le manque à gagner… et matraque les parisiens en pleine crise: +32% de recettes fiscales directes en 2009.
Elémentaire, mon cher Bertrand !
Source: Impots-utiles
